Notre île/Our Island
PRESENTATION DE L’ILE
Raiatea est une île faisant partie des îles sous le vent dans l’Archipel de la Société en Polynésie française.
Elle est situé à près de 200 km à l’ouest de Tahiti, elle partage son lagon avec l’île de Tahaa.
Sa capitale Uturoa est le centre administratif des Iles Sous-le-Vent.
Si Raiatea ne possède pas encore la notoriété de Bora-bora, elle recèle des charmes tout aussi sublimes que ceux de la Perle des Mers du Sud.
Second île de Polynésie (économiquement et de superficie) après Tahiti, l’île Sacré offre à ses visiteurs une diversité extraordinaire : des motu idylliques, au cœur d’un lagon profond te poissonneux, des montagnes propices à la découverte d’une autre nature sauvage et exubérante, la seul rivière navigable de Polynésie, le plus grand « mara’e » de Polynésie : Taputapuatea et de nombreux sites archéologiques…
Raiatea, Trésors naturels
Par-delà la beauté de ses paysages et l’aura se dégageant des vestiges des temps anciens, Raiatea est également dépositaire de trésors naturels inestimables. Pour les découvrir, il faut défier les nuages amoncelés sur les hauteurs olympiennes de l’île. Là, se trouvent deux imposants plateaux: le Temehani `Ute `Ute et son proche voisin le Temehani Rahi.
Ils ont été formés par deux immenses coulées de laves remontant à 2,5 millions d’années environ.
Couvrant une superficie de 300 hectares et bordés de falaises, ce sont de véritables sanctuaires végétaux et des hauts lieux de biodiversité.
Les botanistes ont dénombré sur le Temehani `Ute `Ute, 182 espèces indigènes, c’est-à-dire uniquement présentes en Polynésie française. Plus remarquable, vingt-six d’entre elles ne poussent que sur le Temehani `Ute `Ute. La plus connue est incontestablement le Tiare `apetahi (nom scientifique, Apetahia raiateensis)

Ce petit arbuste ne laisse que très rarement contempler ses étranges fleurs blanches dont les cinq pétales ne poussent que d’un seul côté. Ceux qui tentèrent de faire pousser cette singulière plante ailleurs n’y sont jamais parvenus !

Le Tiare `apetahi est lié, pour toujours semble-t-il, à son île et à ce plateau entre ciel et terre. L’origine, la floraison et la forme des fleurs demeurent d’ailleurs un grand mystère pour les botanistes. La force des vents, des pluies et la composition des sols y est probablement pour quelque chose.
L’hypothèse d’une interférence avec une bactérie ou un certain champignon n’est pas exclue.
La beauté de ces fleurs blanches a malheureusement provoqué leur rapide disparition. Confrontées à des cueillettes excessives, les Apetahia raiateensis ne parviennent plus à se régénérer. Il faut ajouter à ce phénomène la concurrence de plantes envahissantes importées sur l’île. Ce trésor du patrimoine naturel mondial est donc en danger. Il fait l’objet d’une politique de protection active des autorités polynésiennes depuis 1996.
Pourtant, depuis des temps immémoriaux, le Tiare `apetahi était un arbuste sacré pour les Polynésiens. La cueillette de ses fleurs était entourée d’interdits, de tapu, qui l’ont protégé pendant de nombreuses années mais disparurent avec l’ancienne société qui les portait. Abandonné par ses protecteurs divins, le Tiare `apetahi ne peut compter aujourd’hui que sur les hommes et leur prise de conscience environnementale.
Selon la légende, une femme prénommée `Apetahi se serait réfugiée sur le mont Temehani suite à une violente dispute avec son époux. Seule et envahie d’une grande tristesse, elle aurait voulu se donner la mort. Après avoir creusé un trou, elle se coupa le bras gauche d’un geste désespéré et l’enterra avant de mourir tragiquement. Plusieurs années passèrent avant qu’un arbuste paré de belles fleurs blanches ne pousse sur cet emplacement. Des habitants des environs, à la recherche de bambous sur le mont Temehani passèrent justement la nuit près de l’arbuste. Réveillés par des bruits secs, ces promeneurs observèrent l’étrange éclosion des fleurs blanches dont les pétales semblaient former une main. Le rapprochement fut aussitôt fait entre la fleur et la main de la défunte Apetahi.
Point de départ de nombreux croisiéristes et plaisanciers, le lagon de Raiatea s’étend jusqu’à Tahaa et offre des jardins de corail à couper le souffle.
L’activité touristique est plus réduite que celles d’autres îles de l’archipels et principalement organisée autour d’un réseau de pension de familles, de plusieurs marinas, d’escales de croisières et d’hôtels.
Avec ses 12 000 habitants, l’île est le deuxième pôle économique de la Polynésie française.
L’économie de Raiatea est caractérisée par une activité agricole tournée vers le marché local,mais quelques produits d’exportation comme la vanille, le coprah et le nono sont également cultivés. Les vallées de Faaroa et Opoa sont dotées d’important domaine territorial et sont l’un des centres de l’activité agricole.L’élevage ,centré sur le bovin, les porcins et l’avicoles, est réduite de part la pression foncière croissante d’année en année.
L’importante activité agricole est soutenue par la présence du Service de Développement
Rural et d’un laboratoire de recherche axé sur culture de la vanille.
Raiatea, au commencement et à l’origine de tout
Au commencement du monde, dans la nuit des temps, fut d’abord Raiatea. Dans la genèse
traditionnelle polynésienne, l’île est la première créée par les dieux. La mythologie
polynésienne la décrit comme sacrée car « lieu de naissance des terres » et « des hommes ». Au commencement du peuplement du monde polynésien, fut encore Raiatea. Venus des îles de la Polynésie orientale (les actuelles Fidji, Tonga et Samoa), les navigateurs polynésiens abordèrent en premier Raiatea, au cours du premier siècle de notre ère, si l’on en croit la tradition orale. De là, ces mêmes navigateurs s’élancèrent ensuite pour coloniser non seulement les cinq archipels de Polynésie française mais plus loin encore, Hawaii, la Nouvelle-Zélande et l’île de Pâques. Religions, mythes et Histoire convergent pour faire de Raiatea, le véritable berceau de la culture polynésienne.
Le règne de Raiatea
Les premiers habitants de Raiatea étaient gouvernés par la dynastie des Tamatoa famille
royale d’Opoa, chef-lieu de l’île. Le culte de Oro parvint à supplanter celui de Ta’aroa, le dieu créateur de toute chose. Pour célébrer Oro ,il fut construit des marae, ces temples découverts et délimités par des murs de basalte et de corail.

Le marae Taputapuatea avait une portée inter insulaire. Il s’agit du plus grand et du plus important des marae de l’archipel de la Société. Il y a plus de mille ans, sa renommée était si étendue qu’il paraîtrait même que la plupart des peuples de Polynésie orientale (îles de la Société, Tuamotu, îles Cook, voire Nouvelle-Zélande et Hawaii) le considéraient comme le siège du pouvoir spirituel et temporel.
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